Plus que jamais, l’écart continue de se creuser entre Paris et le reste de la France. Le réseau Guy Hoquet constatait il y a quelques jours une chute des prix immobiliers jusqu’à 10% dans certaines grandes villes, quand ils restaient pour le moins tendus dans la capitale. Son concurrent Laforêt vient de dresser un constat similaire. Au troisième trimestre, les prix de vente enregistrés dans ce réseau ont encore chuté de 2% à 2.805 euros du mètre carré en moyenne, avec donc de fortes disparités. Ainsi à Paris, les prix ont rebondi de 0,5% après deux trimestres de baisse. Un mètre carré revient ainsi à 8.200 euros dans la ville lumière. Sur neuf mois, ils reculent tout de même de 2%, mais la baisse semble s’enrayer selon le groupe qui « évoque un été en pente douce ». En Ile-de-France, les prix ont en revanche reculé de 2,5% au troisième trimestre (à 3.684 euros du m2), portant le repli à 3% sur neuf mois. En région, malgré la résistance de villes comme Lyon ou Bordeaux, ils ont encore perdu 2% à 2.034 euros du m2.
La remontée des prix parisiens peut s’expliquer par une hausse importante de la demande cet été. Elle a bondi de 25%, sans doute soutenue par le repli du marché perceptible au premier semestre. « Un effet d’aubaine pour les acheteurs bénéficiant d’un apport conséquent », note Laforêt. Malgré tout, les transactions marquent le pas dans un contexte économique et fiscal qui n’incite pas à réaliser l’investissement souvent le plus important de sa vie. Elles ont reculé de 4% au troisième trimestre, mais progressent encore de 4% sur neuf mois. Récemment, le baromètre Crédit-Logement/CSA avait constaté une reprise d’activité dans l’ancien .
« Chaque transaction se réalise au prix de nombreuses concessions entre propriétaires et acquéreurs », constatent les agents du réseau. « Ces derniers veulent s’assurer un investissement pérenne qui conservera sa valeur sur le moyen terme, la qualité patrimoniale restant le maître-mot des transactions ». En moyenne, l’écart entre le prix initial et le prix d’achat, fruits de négociations actives, grimpe à 6,5% (5% à Paris). En moyenne, le prix d’une transaction s’établit à 211.000 euros, « mais ce sont les biens proposés à un prix inférieur à 150.000 euros qui stimulent le marché?». Conséquence également de la faiblesse des transactions, les stocks parisiens et franciliens se reconstituent doucement.
C’est le délai de vente moyen d’un appartement ou d’une maison en France selon Laforêt. Il a augmenté de trois jours au troisième trimestre. «?Il faut compter désormais entre 2 mois et demi et quatre mois pour vendre un bien immobilier en France?». Avec la aussi des écarts importants selon les régions : 74 jours à Paris (+ 4 j), 92 jours en région parisienne (+ 4j) et plus de 120 jours pour le reste de la France.
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