Les porteurs d’un projet immobilier ont un peu retrouvé le moral. D’après la 11ème vague du baromètre de Logic-Immo.com et de TNS Sofres , qui sonde les intentions d’achat d’un logement dans les six prochains mois, les acheteurs potentiels se montrent plus confiants dans leur capacité à concrétiser leur projet à court terme. Cette enquête a été réalisée entre le 27 et le 30 septembre 2011 sur un échantillon de plus de 1.000 personnes.
Explication : les acquéreurs ne se sentent plus bridés par la crainte de passer à côté d’une baisse des prix, même si le niveau élevé des prix reste une préoccupation majeure dans la réalisation de leur projet. « C’est un revirement par rapport à la précédente enquête menée en avril , a souligné Stéphanie Pécault, responsable études de Logic-Immo.com. Les acheteurs n’attendent plus vraiment de franche baisse des prix à court terme. Ils réalisent qu’ils sont sur un marché où l’offre est limitée. 53 % d’entre eux pensent que les prix vont rester stables et 11 % prévoient même une hausse. 45 % n’attendent pas de baisse supérieure à 5 %. Ils étaient 39 % en avril ».
Cette perspective rassure particulièrement ceux qui revendent un bien en parallèle. Les acheteurs-revendeurs qui sont avant tout retenus par la difficulté de vendre leur bien (pour 70 % d’entre eux), ne craignent plus d’être amenés à déprécier leur bien mis en vente. Leur part a ainsi progressé de 23 % à 28 % entre avril et septembre 2013. Ce profil d’acquéreurs est plus âgé (plus de 50 ans), compte une part importante de retraités et cherche à acheter principalement une maison pour y faire sa résidence principale. Il vend un bien dans une fourchette de prix allant de 100.000 à 200.000 euros pour en racheter entre 200.000 et 300.000 euros.
Par ailleurs, les conditions de taux demeurent attrayantes pour 70 % des acquéreurs interrogés, et ce en dépit d u mouvement de remontée du crédit immobilier observé depuis juin . Les taux d’intérêt continuent donc à jouer un rôle de levier sur le marché immobilier, 75 % des acheteurs prévoyant de recourir à un crédit immobilier. Cela dit, «?les conditions d’octroi de crédit représentent?un obstacle un peu plus fort qu’en début d’année?», nuance Stéphanie Pécault.
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